•  

    la Commune n'est pas morte Eric Fournier Bibliolingus« La Commune n’est pas morte »
    Les usages politiques du passé, de 1871 à nos jours
    Éric Fournier
    É
    ditions Libertalia
    2013

     

    En un mot

    À l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris (et d’autres villes en France) en 2021, j’ai décidé de lire quelques ouvrages sur le sujet, et notamment celui d’Éric Fournier (publié par les admirables éditions Libertalia   et diffusé par ma librairie associative Alterlibris !) qui me faisait de l’œil depuis longtemps. Son ouvrage ne raconte pas les événements de la Commune à proprement parler, donc il faut avoir connaissance des grandes lignes avant de se plonger dans cette lecture, qui est, au demeurant, abordable, bien structurée, relativement courte, et surtout passionnante. L’auteur propose une perspective plutôt inhabituelle pour moi, consistant à analyser la mémoire et les usages politiques des événements historiques.

    « Trop de police, vive la Commune1 ! » (graffiti en 1872)

    Dans « La Commune n’est pas morte », l’auteur analyse la manière dont cet événement aussi inspirant qu’horrible a été perçu de 1871 à nos jours. Juste après le massacre, la mémoire versaillaise s’impose. Les Communard·es, présenté·es comme des barbares, des alcooliques, ont été fusillé·es à la chaîne durant la Semaine sanglante en mai 1871, enterré·es dans des fosses communes ou envoyé·es au bagne. Mais, très vite, il s’agit de supprimer toute trace des fédéré·es. Sous la pulsion du régime de l’Ordre moral, la basilique du Sacré-Cœur est érigée à Montmartre en hommage aux rares hommes tués par les Communard·es — ce qui est une insulte aux 5000 à 10000 personnes assassinées seulement durant la Semaine sanglante, sans compter les exécutions ultérieures et les personnes décédées de leurs blessures (chiffres variant selon les sources). De l’autre côté, les survivant·es, qui se sont exilé·es en Suisse, en Belgique, en Angleterre sont muselé·es par les lois de censure de 1871 et 1872, avant d’être autorisé·es à revenir discrètement en France lors du vote de l’amnistie en 1880.

    Dans la suite de l’ouvrage, l’auteur raconte comment la Commune de Paris a été récupérée, réappropriée, instrumentalisée par les différents bords politiques, lors des grands événements historiques qui ont jalonné le XXe siècle. Les différents courants de la gauche n’ont eu de cesse de tisser des liens entre la mémoire de la Commune et les enjeux sociaux de leur temps pour galvaniser la lutte, en particulier lors du Front populaire dans les années 1930, lors des deux guerres mondiales et durant Mai-68.

    Chaque courant politique sélectionne les événements et les aspects de la Commune qui viennent corroborer ses positions, ce qui n’a pas été sans tension entre les communistes et les anarchistes, entre les modéré·es et les radicalaux. Par exemple, la Commune a été un repère pour la révolution russe de 1917, car Lénine y voyait l’exemple de ce qu’il ne fallait pas faire : pour lui, la révolution était trop désorganisée et modérée, et son échec justifiait la mise en place de la dictature du prolétariat, la discipline et la centralisation du pouvoir.

    Après une période d’oubli, le centenaire en 1971 marque un tournant dans la manière dont la Commune est commémorée dans les courants de la gauche. Si elle a longtemps été honorée pour ses martyrs, avec la traditionnelle manifestation annuelle au mur des fédéré·es du cimetière Père-Lachaise, la commémoration est devenue plus festive à partir de la fin des années 1960, la Commune étant davantage perçue comme une inspiration révolutionnaire, une reconquête de l’espace public, notamment pour les libertaires.

    Mais Éric Fournier raconte que la mémoire de la Commune a aussi été instrumentalisée par l’extrême-droite identitaire pour louer le nationalisme des fédéré·es qui défendaient le pays face à la Prusse. Dans les années 1930 et 1940, avec la peur de voir une nouvelle poussée révolutionnaire, la Commune était utilisée par les militaires pour élaborer des mesures contre-insurrectionnelles.

    Grâce aux travaux de recherche et au temps qui a fini par atténuer la sidération face à l’horreur commise par les versaillais, il est possible désormais d’étudier la Commune avec une certaine distance critique, d’interroger les événements sans faire preuve de manichéisme, sans simplifier et instrumentaliser les faits historiques. Même si d’un côté, la parole officielle (à travers le gouvernement et les manuels scolaires) adopte soit un discours pro-versaillais, soit le silence, de l’autre, les recherches historiques et les œuvres culturelles viennent rétablir les faits, et redonner de la puissance aux idéaux des Communard·es.

    Rencontre avec le livre

    En tant que libertaire, je vois dans la Commune de Paris (et de plein d’autres villes de France, rappelons-le), un événement fort inspirant. Le courage et la détermination des Communard·es ne peut que nous galvaniser. L’échelle de la commune, composée de plusieurs milliers de personnes, est effectivement propice à l’auto-organisation anarchiste, à la mise en œuvre d’une véritable démocratie directe, pour mettre un terme à toute forme d’oppression et faire face aux défis sociaux et écologiques qui nous attendent.

    Tout système fondé sur la délégation du pouvoir est voué à l’échec et n’aboutira jamais à la justice, à l’égalité et à l’épanouissement individuel et collectif. Le pouvoir corrompt, c’est systém(at)ique. La propagation du Covid n’est qu’une preuve parmi tant d’autres que la classe dirigeante (qu’elle soit républicaine ou monarchique) profite des problèmes, des dangers, des crises, pour resserrer la bride des gens et consolider son propre pouvoir, sans jamais chercher une sortie, une solution pour le bonheur des êtres vivants, qu’ils soient humains ou non.

    C’est pourquoi le carnage de la Commune démontre aussi que la classe dirigeante, terrorisée à l’idée de perdre ses privilèges, peut écraser toute velléité démocratique. À l’heure actuelle, la classe dirigeante ne tient que par la force de sa police et la complaisance de ses médias. On sait ce qui nous attend, nous qui sommes déjà réprimé·es, surveillé·es, réduit·es au silence pour quelques manifestations ou pour quelques excursions zadistes, hors du système capitaliste et autoritaire. Toutes nos sorties hors du chemin balisé sont sanctionnées, et pourtant elles sont nécessaires, inévitables, si l’on veut protéger ce qu’il reste de la planète et voir advenir des communautés décentralisées, plurielles, coopératives, bienveillantes, résilientes, respectueuses de notre maison-Terre. Organisons-nous, cultivons la résistance dans nos vies, ou résignons-nous à la soumission.

    Lisez aussi

    Essais

    L’ordre moins le pouvoir Normand Baillargeon

    Comment tout peut s'effondrer Pablo Servigne et Raphaël Stevens

    Une autre fin du monde est possible Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle

    Comment la non-violence protège l’État Peter Gelderloos

    La Domination policière Mathieu Rigouste

    La Force de l’ordre Didier Fassin

    Le fond de l'air est jaune Collectif

    Boulots de merde ! Julien Brygo et Olivier Cyran

    Propaganda Edward Bernays

    La prison est-elle obsolète ? Angela Davis

    Littérature

    L’Homme au marteau Jean Meckert

    Les Coups Jean Meckert

    Mendiants et orgueilleux Albert Cossery

    Les Mémorables Lidia Jorge

    Retour aux mots sauvages Thierry Beinstingel

    Récits

    Je vous écris de l’usine Jean-Pierre Levaray

     

    1. Page 35.

     « La Commune n’est pas morte »

    Les usages politiques du passé, de 1871 à nos jours

    Éric Fournier

    196 pages

    2013 (pour la seconde édition)

    13 euros

    Bibliolingus

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    2 commentaires
  •  

    rage against the machisme mathilde larrère bibliolingus

    Rage against the machisme
    Mathilde Larrère
    Éditions du détour
    2020

     

    En un mot

    Ces dernières années, il me semble qu’il y a une grande richesse en matière d’édition féministe, notamment l’ouvrage de Mathilde Larrère publié en août 2020 qui a tout pour me plaire ! Accessible, didactique, précis et concis (200 pages), clair, beau avec sa mise en page soignée et les illustrations de Fred Sochard, voilà un super livre à offrir et à s’offrir. Merci à ma belle-mère pour ce joli cadeau !

    « Le plus souvent dans l’histoire, "anonyme" était une femme. » Virginia Woolf

    L’histoire a longtemps été produite par les hommes, à partir de sources écrites par des hommes, tout en prétendant implicitement faire le récit de tous les êtres humains. Il n’en est rien : l’histoire officielle, celle que l’on apprend, ne concerne que la moitié de l’humanité, généralement les hommes les plus puissants ; tandis que les femmes, infériorisées, assujetties depuis des siècles, n’ont clairement pas eu le même destin, le même quotidien que les hommes, et ont été invisibilisées de ce récit commun (et cela vaut également pour toute personne qui n’est pas un homme cis’hét’ blanc valide). Il est donc essentiel de donner corps à nos luttes, d’y attacher les noms, les visages, les mots et les actes qui ont fait naître le féminisme. Heureusement, les sciences sociales ont changé dans les années 1960, lorsque plusieurs femmes sont devenues historiennes, comme Michelle Perrot, et que les études de genre ont émergé. Sans compter que ces dernières années, grâce à une certaine libération de la parole (sanctionnée comme toujours par un retour de bâton conservateur), il y a une vraie richesse éditoriale qui fait la part belle aux autrices féministes, dont Mathilde Larrère.

    « La révolution sera féministe ou ne sera pas. » (graffiti, place de la République, Paris, le 7 mars 2020)

    De tout temps, les femmes ont pris part à l’histoire collective, même si elles ont toujours été systématiquement invisibilisées. Chaque révolution est une brèche dans laquelle s’engouffrent les femmes : 1789 d’abord, qui semble avoir fait émerger les femmes en tant que classe sociale, puis 1830, 1848, 1871, 1968… Visiblement, elles n’ont jamais cessé d’exprimer leurs revendications durant deux siècles, mais les périodes révolutionnaires leur ont permis d’être plus écoutées.

    Toutefois, chaque poussée émancipatrice est suivie d’une période de répression, d’un retour à l’ordre conservateur afin d’assigner les femmes aux rôles de poules pondeuses et de bonnes à tout faire (mais j’en parlerai plus précisément dans ma chronique de Backlash de Susan Faludi). La presse, la classe politique, les savants activent alors tous les stéréotypes misogynes pour freiner l’élan féministe : nous ne sommes plus que des hystériques, des mauvaises mères, des femmes dangereuses, des incultes.

    L’histoire du féminisme est donc faite de périodes émancipatrices et de reculs, mais Mathilde Larrère réfute l’expression des première, deuxième et troisième vague, d’une part, parce que cela sous-entend qu’il n’y aurait pas eu de mobilisation avant la fin du XIXe siècle ; et d’autre part, parce que chaque vague se voit attribuer une lutte spécifique, comme si la première vague n’avait concerné que la lutte pour le droit de vote, que la deuxième ne revendiquait que l’IVG, et la troisième la bataille du corps, excluant de fait toutes les luttes pour l’accès au travail et à l’éducation.

    Mathilde Larrère souligne combien les femmes des classes populaires (près des barricades ou des piquets de grève), les lesbiennes (qui ont largement théorisé l’hétéronormativité) et les femmes racisées (à contre-courant du féministe blanc, bourgeois et pseudo universaliste, et en lutte à la fois contre le patriarcat et le colonialisme) ont considérablement nourri les luttes féministes françaises. Mathilde Larrère en fournit des exemples saillants. Toutefois, on peut regretter qu’il ne soit pas question des femmes trans de toute évidence. Est-ce parce qu’elles ont été si invisibilisées qu’il n’y a pas suffisamment de sources ? J’attends avec hâte la parution de l’ouvrage de Lexie, Une histoire de genres, pour obtenir quelques éléments historiques sur la transidentité (qui viendront compléter ma dernière lecture, Manifeste d’une femme trans).

    « La femme est la propriété de l’homme comme l’arbre à fruit est celle du jardinier. » (Napoléon) 

    De nombreuses thématiques sont abordées dans cet ouvrage, comme la lutte pour le droit de vote, l’émancipation par le travail et les premières grèves, la lutte pour l’instruction, l’avortement et la contraception, mais aussi la domination par le viol, le carcan des vêtements, etc. ; mais, pour ma chronique, j’ai choisi de prendre trois exemples du livre. Parmi les moments historiques que je voulais partager avec vous, je ne pouvais pas passer à côté de la grandeur d’âme de Napoléon.

    Les quelques avancées notables obtenues pendant la Révolution de 1789 sont rapidement balayées en 1804 par le Code civil de Napoléon. L’un des plus grands colonialistes et génocidaires de tous les temps établit que les femmes doivent être traitées comme des personnes mineures. Dans l’article 213, « le mari doit protection à sa femme et la femme doit obéissance à son mari », si bien qu’elle prend le nom et la nationalité de son mari, qu’elle ne peut ni travailler ni ouvrir un compte en banque sans son autorisation, ni choisir le domicile conjugal ou le quitter. En 1816, le divorce est également interdit : les femmes, sans travail et reléguées au foyer, sont condamnées à la tyrannie du mari. Il faudra presque deux siècles pour détricoter entièrement le code napoléonien. « Plutôt le célibat que l’esclavage ! », écrira Jeanne Deroin  en 1832.

    « N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. » (Simone de Beauvoir)

    Petit bon en avant, avec un autre exemple pour prendre la mesure de la gratitude masculine envers les femmes. Durant les deux guerres mondiales du XXe siècle, les femmes ont, par nécessité, obtenu davantage de droits et de libertés : pour participer à l’effort de guerre et pour pallier l’absence des maris, elles ont intégré les usines et accédé à des métiers jusque-là réservés aux hommes (même si Mathilde Larrère rappelle clairement qu’elles ont toujours travaillé), elles ont été au front (en tant qu’infirmières ou prostituées), sans compter qu’elles ont géré les affaires familiales et les finances en l’absence des maris. Et pourtant, malgré leurs sacrifices, elles resteront largement invisibles sur les monuments aux morts, c’est pourquoi, en 1970, les militantes du MLF voudront rendre femmage à la femme du soldat inconnu en tentant de poser une gerbe sur la tombe du soldat inconnu à Paris.

    Toutefois, avec l’angoisse du dépeuplement à la suite de la Première Guerre mondiale et de la Seconde, les autorités françaises ont adopté une politique nataliste aussi bien coercitive qu’incitative. Les femmes sont renvoyées des usines, les violences conjugales augmentent, tandis que l’image de la mère au foyer est érigée en symbole : le gouvernement fasciste de Vichy instaure pour de bon la fête des mères, et le congé maternité indemnisé est généralisé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale afin que les femmes qui travaillent puissent aussi avoir des enfants. Mais, de l’autre côté, l’injonction à donner des enfants à la patrie interdit la contraception et l’avortement entre 1921 et 1924 (du moins en métropole, car c’est l’exact inverse dans les colonies françaises).

    « Personne n’a pris la peine de parler de la façon dont le sexisme opère à la fois indépendamment du racisme et simultanément à celui-ci pour nous opprimer. » (bell hooks)

    Enfin, j’avais envie d’évoquer ici l’assujettissement des femmes racisées dans les colonies, qui a été historiquement différent de celui des femmes blanches et des hommes noirs. C’est ce qu’on appelle l’intersectionnalité, une notion sociologique développée par Kimberlé Williams Crenshaw pour désigner la manière dont les discriminations se recoupent et se conjuguent. Les femmes racisées ont été exotisées, érotisées, fétichisées par l’imaginaire colonial, et encore plus invisibilisées des luttes anti-coloniales et anti-patriarcales. Mais, lorsqu’il s’agit de montrer l’infériorité des peuples colonisés, la France blanche ne manque pas d’instrumentaliser la défense des droits des femmes racisées : « regardez ces barbares qui pratiquent la polygamie et qui voilent "leurs" femmes ! »

    Mathilde Larrère raconte notamment l’histoire de Solitude en Guadeloupe au début du XIXe siècle, qui est emblématique de l’esclavage au féminin : avant de la pendre pour rébellion, les colonialistes ont attendu que Solitude mette au monde son enfant. La maternité servile visait en effet à exploiter le ventre des femmes pour faire naître des esclaves à moindre coût (j’essaierai de vous en parler dans une chronique plus détaillée !). Comme l’explique Françoise Vergès dans son ouvrage, le ventre des femmes racisées était au cœur de la domination masculine, raciste et coloniale.

    Rencontre avec le livre

    Rage against the machisme a absolument tout pour plaire : il est à la fois bien conçu, facile à lire, et beau ! Commençons déjà par l’esthétique : l’ouvrage est tout simplement remarquable, avec les rabats, les illustrations de Fred Sochard, la mise en page luxuriante avec ses fleurons typographiques et ses culs-de-lampes en forme de clitoris, ainsi que les citations de féministes mises en exergue.

    J’avais peur de lire un récit survolé, quelque peu incohérent ou décousu (à l’instar de l’ambitieuse mais insatisfaisante histoire du féminisme de Michèle Riot-Sarcey de la collection Repères chez la Découverte), mais pas du tout. J’ai été séduite par le contenu foisonnant qui aborde des thèmes féministes très différents, sans pour autant manquer de précision, de sérieux, de rigueur et de clarté, tout en restant hyper captivant grâce à une composition en courts chapitres bien agencés et une certaine dose d’humour. Il constitue une très belle entrée en matière pour toute personne qui ne connaît pas encore le féminisme, en seulement 200 pages.

    Le livre a été véritablement pensé par l’autrice et les éditeurices pour en faire un outil pratique, didactique, facilement consultable (du coup, je l’ai lu deux fois !) : il est en effet composé d’un index des personnalités féministes, d’une liste des citations, d’une chronologie, ainsi que d’une bibliographie par thématique. Le texte est également émaillé de documents authentiques : des tracts, des slogans de manifs, des manifestes (notamment celui contre le viol en 1976 qui est surprenant par la radicalité de ses propos), des chansons (je vous mets Douce maison d’Anne Sylvestre qui m’a émue aux larmes). 

     

    Cet ouvrage, il est à l’image de ce que je perçois de Mathilde Larrère : engagée, énergique, fraîche. Sur le plateau d’Arrêt sur images, c’est celle qui s’enflamme à l’évocation des grèves du XIXe siècle et qui exhume pour nous les paroles d’une chanson d’époque sans en connaître l’air. Loin d’être une universitaire sur son piédestal, une observatrice déconnectée de la population, elle est au contraire à l’écoute de son temps et présente à toutes les manifs (que nous soyons des dizaines de milliers ou quelques centaines, elle est là !).

    Bref, je vais m’arrêter là en concluant simplement que j’aurais adoré éditer un tel ouvrage, qui fera une très belle lecture à offrir et à s’offrir !

    Lisez aussi

    Essais

    Une culture du viol à la française Valérie Rey-Robert

    Moi les hommes, je les déteste Pauline Harmange

    Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin ! Éliane Viennot

    Tirons la langue Davy Borde

    Le Deuxième Sexe 1 Simone de Beauvoir

    Beauté fatale Mona Chollet

    Le Ventre des femmes Françoise Vergès

    Ceci est mon sang Elise Thiébaut

    Masculin/Féminin 1 Françoise Héritier

    Libérées Titiou Lecoq

    Non c'est non Irène Zeilinger

    Nous sommes tous des féministes Chimamanda Ngozi Adichie

    Pas d'enfants, ça se défend ! Nathalie Six (pas de chronique mais c'est un livre super !)

    Littérature et récits

    Le Chœur des femmes Martin Winckler

    Une si longue lettre Mariama Bâ

    L'Œil le plus bleu Toni Morrison

    Le Cantique de Meméia Heloneida Studart

    Instinct primaire Pia Petersen

    Histoire d'Awu Justine Mintsa

    Une femme à Berlin Anonyme

    Bandes dessinées

    Camel Joe Claire Duplan

     

    Rage against the machisme
    Mathilde Larrère
    Éditions du détour
    2020
    224 pages
    18,90 euros

    Bibliolingus

    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Pin It

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires