• Vivre ma vie Emma Goldman BibliolingusVivre ma vie
    Une anarchiste au temps des révolutions
    Emma Goldman
    L'Échappée
    2018

    En un mot

    Je ne vais pas y aller par quatre chemins : lisez Emma Goldman ! Cette féministe et anarchiste emblématique (1869-1940) nous livre une autobiographie monumentale, passionnante et instructive de 1100 pages. À travers le parcours extraordinaire de cette femme engagée et énergique, vous découvrirez l’histoire et les luttes fondatrices de l’anarchisme, à une époque où il gagnait du terrain malgré la répression et la censure. Offrez-vous ce bel ouvrage, ce monument littéraire publié par les éditions L’Échappée, agrémenté de plusieurs cahiers de photos !

    « Notre fin à nous, c’était la cause sacrée du peuple opprimé et exploité. C’était pour lui que nous allions sacrifier nos vies1. »

    Ce qui frappe dès les premières pages, c’est sa soif de justice chevillée au corps, son engagement de chaque instant. Emma Goldman a inlassablement parcouru les États-Unis et l’Europe pour donner des conférences sur les luttes sociales, elle a également fondé la revue anarchiste Mother Earth, et écrit plusieurs ouvrages, participant ainsi à l’essor des idées anarchistes.

    « Leur mort m’a donné la vie. Celle-ci appartient à présent à leur mémoire, à leur œuvre2. »

    Comme tant d’autres anarchistes de cette génération, l’élément fondateur de son activisme a été le massacre de Haymarket en 1886 à Chicago (c’est d’ailleurs cet événement qui a donné naissance à la fête des travailleureuses du 1er mai). Elle avait 17 ans et venait d’arriver aux États-Unis avec sa famille russe d’origine russe. Depuis lors, elle n’a eu de cesse, toute sa vie, de lutter contre toute forme d’injustice et d’exploitation, sans toutefois dénigrer les moments d’humanité, de chaleur, de joie au sein des espaces militants.

    « L’État est le pilier du capitalisme3. »

    L’État en tant qu’instrument de domination et de protection du capitalisme et sa « violence organisée4 » sont au centre de son analyse anarchiste. Face à la classe capitaliste, elle a consacré beaucoup de temps à l’auto-organisation des travailleur·ses et été très impliquée dans l’élaboration de comités de soutien de mouvements et de syndicats ouvriers, en faisant des recherches de financement et en diffusant des infos sur leur lutte. On peut notamment citer les ouvriers de sidérurgie de Homestead (Pennsylvanie) en 1892, opposés au dirigeant de la Carnegie qu’Alexander Berkman, le compagnon d’Emma Goldman, tentera d’assassiner ; ou encore les ouvriers d’Hazleton (Pennsylvanie) qui seront massacrés en 1897.

    « J’avais choisi ma voie ; aucun homme ne m’en détournerait5. »

    Emma Goldman, c’est aussi une grande figure du féminisme. La tyrannie de son père et les violences dont elle a été victime lorsqu’elle était jeune ont visiblement été à l’origine de ses positions radicalement antipatriarcales. Elle est contre l’asservissement du mariage et pour la liberté sexuelle (incluant l’homosexualité à une époque où cela n’allait pas de soi), pour l’amour libre (là mon cœur palpite), pour l’indépendance de la femme, notamment grâce au travail. Elle est également pour la maternité choisie, elle-même n’ayant pas voulu d’enfant (là je frémis carrément), et a défendu en toute illégalité la contraception, ce qui lui a valu une (énième) arrestation.

    « Le crime est le produit de la pauvreté6. »

    Durant une grande partie de sa vie, elle a été persécutée par la police pour « atteinte à l’ordre public » et « conspiration ». Ses nombreux séjours en prison (de quelques jours à plusieurs années) lui ont permis d’observer le milieu carcéral et la manière dont la prison fabrique la délinquance et exploite le travail des prisonnier·ères. Les arrestations étaient si fréquentes qu’elle avait coutume, avant chaque conférence, d’emporter avec elle un livre au cas où elle finirait au poste. Eh bien, écoutez, je ne vais jamais en manif sans un livre !

    « La presse n’était que le valet du capitalisme7. »

    Comme d’autres grandes figures anarchistes, Emma Goldman a sans cesse été insultée et discréditée par les médias acquis à la cause des grands capitalistes dans le but de détourner l’opinion publique des pensées anarchistes. Pour Emma Goldman, l’anarchisme cherche la révolution sociale par l’émancipation, le consensus, et non par l’autorité, laquelle « transforme l’individu en perroquet qui répète des slogans rebattus jusqu’à devenir incapable de penser de manière autonome ou de percevoir les injustices sociales8 ». Tout au long de sa vie, Emma Goldman a porté ardemment ses idées à travers ses conférences et sa revue Mother Earth, créée en 1906. À l’instar de nombreux·ses anarchistes qui voient en l’éducation le terreau de la révolution, elle a visité les écoles alternatives de Sébastien Faure (la Ruche) et de Paul Robin (Cempuis) en France et défendu Francisco Ferrer, le fondateur italien des Écoles modernes.

    La guerre, un « massacre destiné à mettre fin à tous les massacres »

    Durant la Première Guerre mondiale, alors même qu’une partie de la gauche états-unienne est favorable à l’entrée en guerre, Emma Goldman exalte le public avec ses discours antimilitaristes, impérialistes et antipatriotiques. Pour elle, c’est une guerre entre intérêts privés, dont le lourd tribut est payé par les populations. En 1917, elle est emprisonnée pour la troisième fois, durant deux ans, avant d’être renvoyée en Russie, son pays natal, avec « Sasha », Alexander Berkman, son grand amour de toujours.

    « Rien, rien ne pouvait arrêter le rouleau compresseur de l’État communiste9. »

    Emma Goldman sera l’une des premières à prendre conscience que les bolchéviques ont assassiné la révolution sociale de 1917 en centralisant tout le pouvoir dans leurs mains et en écrasant toute opposition (on pense au massacre des marins de Cronstadt en 1921). Sans surprise, elle s’attire alors les foudres de son camp, encore aveuglé par la propagande bolchévique. La révolution russe de 1917 aura fait naître des espoirs immenses dans le monde entier, et une désillusion d’autant plus vertigineuse. Avec Sasha, elle finit par quitter la Russie pour aller vivre en Europe, et notamment en France, où elle écrit ce monument littéraire, puis en Espagne pour soutenir le mouvement anarchiste durant la guerre.

    Rencontre avec le livre

    J’ai adoré lire son autobiographie ! Il y a tant à dire à propos d’Emma Goldman : grande lectrice et autrice talentueuse, indépendante et féministe, anarchiste et humaniste, persévérante et courageuse, curieuse et inspirante, sincère et antidogmatique, passionnée et dévouée pour ses proches, prête à sacrifier sa vie pour ses idéaux… Emma Goldman me paraît si contemporaine, si proche ! Certes, on peut toujours se mettre en scène, mais laissez-moi croire que tout est vrai !

    Son parcours l’a amenée à côtoyer des personnalités aujourd’hui connues, comme Alexander Berkman bien entendu, Pierre Kropotkine, Voltairine de Cleyre, Louise Michel, Errico Malatesta, Maria Spiridonova, Ekaterina Brechkovskaia, Lénine, ou encore Jack London, pour n’en citer que quelques-un·es. Tout au long de son autobiographie, elle s’attache à brosser les portraits des « figures héroïques de la lutte pour l’humanité10 », qu’elles soient célèbres ou non.

    Son parcours illustre la manière dont les anarchistes ont été censuré·es et persécuté·es, que ce soit par les dispositifs policiers et juridiques ou par la propagande des médias dominants, à une époque où l’anarchisme et l’internationalisme gagnaient du terrain et représentaient probablement une réelle menace pour la classe dirigeante. Le procès expéditif de Haymarket, qui a choqué toute une génération, visait à condamner l’anarchisme et non des faits et des crimes ; tout comme les lois antianarchistes de la fin du XIXe siècle ont explicitement interdit aux anarchistes d’entrer sur le territoire états-unien, et renvoyé les anarchistes d’origine immigrée, à l’instar d’Emma Goldman et d’Alexander Berkman.

    Un grand merci à L’Échappée et aux traductrices pour l’édition de cette autobiographie monumentale qui contribue à réhabiliter l’anarchisme toujours occulté et torpillé. J’ai pris 31 pages de notes et de citations, mais je vais vous la faire courte : si vous souhaitez mieux connaître l’histoire de nos luttes, lisez Emma Goldman ! Si vous avez besoin d’une lecture revigorante, de reprendre courage et espoir en cette période particulièrement inquiétante où tous les indicateurs sont au rouge, lisez Emma Goldman !

    Lisez aussi

    Essais

    L’ordre moins le pouvoir Normand Baillargeon

    La Commune Louise Michel

    "La Commune n'est pas morte" Eric Fournier

    Comment tout peut s'effondrer Pablo Servigne et Raphaël Stevens

    Une autre fin du monde est possible Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle

    Comment la non-violence protège l’État Peter Gelderloos

    La Domination policière Mathieu Rigouste

    La Force de l’ordre Didier Fassin

    Le fond de l'air est jaune Collectif

    Boulots de merde ! Julien Brygo et Olivier Cyran

    Propaganda Edward Bernays

    La prison est-elle obsolète ? Angela Davis

    Littérature

    L’Homme au marteau Jean Meckert

    Les Coups Jean Meckert

    Mendiants et orgueilleux Albert Cossery

    Les Mémorables Lidia Jorge

    Retour aux mots sauvages Thierry Beinstingel

    Récits

    Mon histoire Rosa Parks

    Je vous écris de l’usine Jean-Pierre Levaray

     

    1. Page 121. -2. Page 56. -3. Page 157. -4. Page 481. -5. Page 189. -6. Page 172. -7. Page 64. -8. Page 527. -9. Pages 968-969. -10. Page 743.

    Vivre ma vie

    Une anarchiste au temps des révolutions

    Traduit de l'anglais par Laure Batier et Jacqueline Reuss

    Emma Goldman

    L'Échappée

    2018

    1104 pages

    29,90 euros

    Bibliolingus

     

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    2 commentaires
  • mon histoire rosa parks bibliolingusMon histoire
    Une vie de lutte
    contre la ségrégation raciale

    Rosa Parks, avec Jim Haskins
    Éditions Libertalia
    2018

     

    En un mot

    Rosa Parks (1913-2005) est devenue un symbole dans la lutte pour les droits civiques aux États-Unis, mais, comme souvent, l’histoire officielle en a fait une représentation réductrice, simpliste, iconique, sortie de son contexte : un jour de décembre 1955, une femme âgée, ordinaire, épuisée par sa journée de travail, n’a pas cédé sa place à une personne blanche dans un bus ségrégué de Montgomery, en Alabama, dans le Sud des États-Unis. Que sait-on réellement de Rosa Parks ? Pas grand-chose. Cette autobiographie, rare et précieuse, inédite en français, contextualise le boycott des bus de Montgomery et la naissance du mouvement pour les droits civiques, et revient sur le parcours exceptionnel de cette femme noire militante née au début du XXe siècle dans un pays profondément raciste.

    « Comme des millions d’enfants noirs avant et après moi, je me suis demandé si l’eau white avait un goût différent de celle colored, si elles avaient toutes les deux la même couleur, l’une était-elle blanche et l’autre d’une couleur différente ? »

    Dans une langue très simple, Rosa Parks raconte son enfance, sa jeunesse et ses origines familiales, au début du XXe siècle dans un contexte de racisme institutionnalisé. En Alabama, dans le Sud des États-Unis, où la ségrégation est très marquée, la société est hiérarchisée, divisée et organisée de telle sorte que les Noir·es et les Blanc·hes se rencontrent assez peu. Les églises, les boutiques, les restaurants, les écoles, les transports en commun, tout est ségrégué. Son témoignage montre à quel point l’horizon des Noir·es est complétement bouché : sans cesse réduit·es à leur couleur de peau, iels ont peu d’opportunités dans la vie. Les seuls métiers qui leur sont autorisés sont mal vus, mal payés et difficiles. Les femmes peuvent devenir domestiques et les hommes chauffeurs pour les familles blanches aisées. L’école pour les Noir·es manque cruellement de moyens, et l’accès aux études supérieures est presque inexistant. En 1940, seulement 7 % des Noir·es obtiennent un diplôme de fin d’études au lycée.

    Rosa Parks raconte également la peur, l’humiliation, la colère qui habitent les sien·nes ; les nuits durant lesquelles son grand-père veille devant la porte avec un fusil au cas où le Ku Klux Klan attaquerait ; ainsi que les préconisations horrifiées de sa mère : surtout, ne réponds aux provocations des petits garçons blancs, sous peine de finir lynchée ! Mais la figure du grand-père, le seul qui n’a pas peur de parler d’égal·e à égal·e avec les Blanc·hes, trace une ligne de conduite dans sa vie. Elle sent ce qui est juste et ce qui ne l’est pas, elle est fière d’elle et ne veut pas se laisser marcher sur les pieds.

    « S’il y avait bien une chose qui me fatiguait, c’était de courber l’échine. »

    Loin de la représentation réductrice qu’on en a fait, Rosa Parks était une femme noire militante dévouée à la cause antiraciste. Plus de dix ans avant son inculpation pour non-respect de la ségrégation dans les bus en 1955, elle était déjà secrétaire de la NAACP (Association nationale pour la promotion des gens de couleur), et son mari, Raymond Parks était clandestinement engagé dans la lutte contre la ségrégation, et plus largement contre le racisme, depuis les années 1920. Avant le boycott des bus de Montgomery, les Parks s’étaient illustré dans la lutte pour le droit de vote des Noir·es.

    Puis vint le 1er décembre 1955, où cette dame « âgée » (de 42 ans seulement), « épuisée par sa journée de travail » (ou par l’oppression systémique), n’a pas voulu céder sa place à une personne blanche dans un bus ségrégué. À la suite de son procès bâclé se met en place le boycott des bus de Montgomery, utilisés à 75 % par des Noir·es (ce qui a été une des conditions de son succès). Rosa Parks raconte l’auto-organisation exemplaire des Noir·es, avec la figure émergente du pasteur Martin Luther King, pour mener un boycott efficace des bus, pendant plus d’un an, et qui donnera naissance au mouvement pour les droits civiques. Elle raconte aussi le harcèlement, les menaces de mort, les maisons des pasteurs incendiées, et finalement le meurtre de Martin Luther King.

    Tout au long de son témoignage, Rosa Parks souligne combien les femmes du mouvement ont été écartées des projecteurs. Lors des rassemblements, c’était presque exclusivement des hommes qui s’exprimaient du haut de la tribune : principalement Martin Luther King, Ralph Abernathy, Edgar Nixon. La parole légitime était celle des hommes, alors que Rosa Parks a continué, durant toutes ces années, à témoigner auprès d’étudiant·es noir·es et de publics plus restreints, et à œuvrer dans l’ombre, par téléphone, par courrier, en tant que pilier de l’organisation montée pour la promotion des droits civiques. Elle redonne d’ailleurs un peu de place aux autres femmes de la lutte durant cette époque : Septima Poinsette Clark, Johnnie Rebecca Daniels Carr, Bernice Robinson, Virginia Durr.

    Elle porte aussi un regard éclairé sur les méthodes de lutte : elle croit en l’efficacité de la non-violence de Martin Luther King, inspirée de Gandhi, sans pour autant en être une défenseuse inconditionnelle ; et, de ce qu’on peut lire aux débuts de leur mariage, son mari semblait partisan de la légitime défense armée. Un épisode semble l’avoir beaucoup marquée : lors de la marche de Selma en 1965, strictement encadrée par les organisateurices, elle se fait virer du cortège à plusieurs reprises parce qu’elle ne porte pas le gilet prévu pour l’événement. Un demi-siècle plus tard, certaines choses n’ont pas changé : les promoteur·ses de la non-violence peuvent se montrer toujours aussi dogmatiques, autoritaires, arrogant·es, voire ridicules…

    Rencontre avec le livre

    C’est en particulier lorsque je tiens en main ce genre d’ouvrage, qui n’a été traduit en français qu’en 2018, c’est-à-dire un quart de siècle après sa parution aux États-Unis, que je prends conscience que notre métier d’éditeur et d’éditrice est primordial. Combien d’autres précieux morceaux d’histoire manquent-ils pour donner du corps et de l’esprit à nos luttes ? Merci aux camarades des éditions Libertalia d’avoir déniché ce texte inestimable, accompagné de notes avisées, et d’avoir rendu sa version numérique disponible gratuitement pendant le confinement : cette lecture a été salvatrice à un moment où, comme beaucoup, j’avais besoin de retrouver du sens et de l’inspiration dans mes activités.

    En 2015, Paris a inauguré au nom de Rosa Parks une gare et un centre commercial (encore un grand projet inutile pour sauver la sacro-sainte croissance) dans un quartier en voie d’embourgeoisement. Mais qu’on ne s’y trompe pas : on peut y voir une façon de commémorer sa lutte, ou bien d’institutionnaliser une figure militante, érigée en icône figée, muette, vidée de sa capacité subversive, à des fins politiques : « circulez, il n’y a rien à voir, le racisme n’existe plus et l’humanisme a triomphé… » La publication de l’autobiographie de Rosa Parks est décisive contre la récupération et la langue de bois, et pour garder vivante la mémoire de nos luttes à travers les générations.

    Quelques semaines après la mort insupportable, injustifiable de George Floyd, que les médias mainstream, majoritairement investis par des personnes blanc·hes, n’ont pas pu ignorer, la lecture de ce témoignage de première main met en perspective l’histoire du racisme institutionnalisé aux États-Unis, depuis l’esclavage aux discriminations de race et de classe, en passant par les crimes policiers quotidiens. Malgré les grandes valeurs répandues dans des discours grandiloquents par les classes dirigeantes, le monde est toujours profondément raciste, et les États-Unis n’y échappent pas. Gageons que le combat contre le racisme devienne la lutte fédératrice post-covid 19 !

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    Littérature

    À jeter aux chiens Dorothy B. Hughes  

    Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur Harper Lee

    Va et poste une sentinelle Harper Lee

    L'Intérieur de la nuit Léonora Miano

    Beloved Toni Morrison

    Americanah Chimamanda Ngozi Adichie

    Voici venir les rêveurs Imbolo Mbue

    Récits

    Notre case est à Saint-Denis 93 Bouba Touré

    Vivre ma vie Emma Goldman

    Essais

    Le Ventre des femmes Françoise Vergès

    Comment la non-violence protège l’État Peter Gelderloos

    L'impératif de désobéissance Jean-Marie Muller

    La Domination policière Mathieu Rigouste

    La Force de l’ordre Didier Fassin

    Le fond de l'air est jaune Collectif

    Françafrique, la famille recomposée Association Survie

     

    Mon histoire
    Une vie de lutte contre la ségrégation raciale
    Traduit de l’américain par Julien Bordier
    Rosa Parks, avec Jim Haskins
    Éditions Libertalia
    2018
    200 pages
    10 euros

    Bibliolingus

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