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    La Capitana Elsa Osorio

    Salon du livre de Paris 2014

     

     La Capitana
    Elsa Osorio
    Éditions Métailié
    2012


    En un mot

    La Capitana raconte comment Mika Etchebéhère, une Argentine révolutionnaire et communiste, est devenue capitaine d’une milice républicaine pendant la guerre civile espagnole.

     

    « C’est en Espagne que se joue
    le sort du combat contre le fascisme,
    c’est là que la lutte est indispensable1 »

    « Dans peu de temps elle sera sur le champ de bataille. Elle prendra des décisions, combattra aux côtés de ses miliciens, elle les nourrira, s’occupera d’eux, les encouragera. Et les fascistes ne passeront pas2. »

    1936, Mika Etchebéhère est à la tête d’une milice anti-fasciste en Espagne. Dans les tranchées, elle est la seule femme à tenir un fusil, à subir les assauts des tanks et les tirs d’obus franquistes, et elle est même la capitaine de sa milice, composés de civils révolutionnaires sous-armés. Et pourtant, elle ne pensait pas un jour tenir un fusil dans ses mains. Qui est-elle ?

     

    « C’était la révolution à l’état pur,
    celle dont nous avions rêvé
    depuis notre plus tendre jeunesse3.»

    Mika Feldman, avec son compagnon, a quitté l’Argentine pour lutter aux côtés des révolutionnaires en Europe, d’abord en Allemagne où elle a vu la montée au pouvoir d’Hitler en 1933, en Espagne pendant la guerre civile, puis en Argentine pendant la Seconde Guerre mondiale. Même sans armes, elle n’aura de cesse de prendre part aux conflits, notamment en intégrant un parti politique ou en écrivant dans des revues communistes ou anarchistes.

    « Pour cette révolution, ils ont renoncé à avoir un foyer, des enfants, ils ont choisi volontairement, avec le cœur et la raison, d’appartenir à une génération sacrifiée4

    Mika est d’une génération pétrie d’idéalisme, qui a vu le monde basculer à cause de la Première Guerre mondiale, et capable de se mettre en marche pour changer le monde, par les mots ou par la force, quitte à renoncer à la vie « normale ». Cet idéalisme, elle le partage avec son fiancé Hippolyte, car La Capitana, c’est aussi une formidable histoire d’amour, une histoire de luttes sociales et politiques partagée passionnément avec son compagnon de toujours.

     

    Pour finir

    Mika Etchebéhère (1902-1992), une femme argentine au destin exceptionnel, a passé sa vie à lutter pour l’égalité, la liberté et la justice, que ce soit en participant à des revues politiques ou en prenant les armes pendant la guerre civile d’Espagne.

    Très jeune, elle a été nourrie à l’idéalisme révolutionnaire et anti-capitaliste. Avec son compagnon Hippolyte, elle a mûri à travers la Commune de Paris, la révolution de 1917, et les textes de Marx et d’Engels. Elle est de ceux qui croyait en la force des partis politiques pour renverser le pouvoir, et qui ont vu la classe ouvrière unie gagner en importance puis s’amenuiser dans la seconde moitié du vingtième siècle.

    La Capitana est le résultat d’une enquête extrêmement documentée qui a duré des années. Avec son style polyphonique, Elsa Osorio a prêté avec talent ses émotions, ses mots, à la voix de Mika Etchebéhère et a rendu un hommage personnel, intime, à cette femme et à l’engagement politique. Un texte émouvant qui sort de l’oubli une femme extraordinaire, qui nous rappelle combien nous manquons de courage et d’idéalisme, qui nous rappelle le vrai sens du mot révolution.

     

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     1. Page 82. -2. Page 182. -3. Page 313. -4. Page 317.

     

    La Capitana
    (titre original)
    Traduit de l’espagnol (Argentine) par François Gaudry
    Elsa Osorio
    Éditions Métailié
    Bibliothèque Hispano-américaine
    2012
    336 pages
    20 euros 

     

    Bibliolingus

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 4 Juin 2014 à 21:57

    J'ai ce livre à lire

    2
    Vendredi 6 Juin 2014 à 13:25
    Alex-Mot-à-Mots

    Un roman qui a l'air bien documenté.

    3
    Dimanche 8 Juin 2014 à 20:47

    On sent que l'auteur y a mis son cœur pour l'écrire !

    4
    Loo
    Jeudi 19 Juin 2014 à 15:13

    Une sacrée femme cette Mika. Un parcours très intéressant à lire sous la plume d'Elsa Osorio. On voit bien que tu as aimé.

    5
    Jeudi 19 Juin 2014 à 16:03

    Oui, et je compte bien lire les prochains romans de cette auteur, et pourquoi pas son recueil de nouvelles :)

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