• la liberation animale peter singer bibliolingus

    La Libération animale
    Peter Singer
    Payot & Rivages
    2015

     

    En un mot

    Publié en 1975, La Libération animale est le premier ouvrage à aborder l’exploitation animale sur le plan philosophique. Rigoureux, détaillé et pédagogique, il permet de comprendre ce qu’est le spécisme, en faisant appel à la raison plutôt qu’à l’émotion. Pour montrer que tout animal non humain a droit au respect, Peter Singer s’appuie sur la description des expérimentations animales et de l’élevage industriel. Un ouvrage tout simplement fondamental.

    « Le spécisme est un préjugé ou une attitude de parti pris en faveur des intérêts des membres de sa propre espèce et à l’encontre des intérêts des membres des autres espèces1. »

    Les animaux ne sont pas des machines ou des automates, comme a pu l’écrire Descartes, ni des produits qu’on peut utiliser à notre guise et dont on peut tirer bénéfice. Depuis deux mille ans, les philosophes occidentaux nous serinent que l’être humain occupe une place centrale dans l’univers et qu’il est plus intelligent que tout autre animal non humain. Or, les animaux ne sont ni inférieurs ni très différents.

    « Il n’existe aucune bonne raison, ni scientifique, ni philosophique, de nier que les animaux ressentent la douleur2. »

    La question n’est pas de juger le degré d’intelligence des animaux, lequel interdirait moralement de les manger et de les tuer. Dans ce cas, on pourrait légitimement tuer une oie et interdire d’exploiter une vache, sous prétexte que l’oie ne serait pas très intelligente. Si on suit cette logique, on pourrait manger de la même sorte un nouveau-né, qui est à coup sûr moins intelligent qu’une vache, et pourtant il ne nous viendrait pas à l’idée de le faire.

    L’antispécisme vise plutôt à prendre en considération la capacité à souffrir et à ressentir du plaisir de chaque animal, humain ou non humain. L’égalité de considération n’est pas l’égalité de traitement : il s’agit de respecter les besoins et les envies des animaux selon leur espèce, au même titre que nous nous efforçons de respecter nos propres besoins et envies, et de les laisser vivre. Contrairement à Peter Singer qui pense qu’on peut tuer pourvu que ce soit sans souffrance, j’estime que, par principe, nous n’avons pas le droit de décider pour un animal s’il doit vivre ou mourir, sauf si c’est pour abréger de grandes souffrances (c’est le cas aussi pour les êtres humains et l’euthanasie) et sauf en l’absence d’alternative (comme les Inuits dont la survie dépend de la chair et de la peau des animaux).

    « La cruauté n’est reconnue en tant que telle que lorsqu’elle n’est plus rentable3. »

    S’il avait voulu être exhaustif, Peter Singer aurait parlé de la corrida, des zoos et des aquariums, des vêtements et accessoires en cuir, laine et soie… Il s’est donc concentré sur les deux principales formes d’exploitation, à savoir l’expérimentation animale et l’élevage industriel.

    L’expérimentation animale sur les chats, les chiens, les singes, les rats, les lapins, les éléphants, les poneys et j’en passe, étudie par exemple les comportements et la psychologie, la toxicité des produits (vernis, mascaras, agents blanchissants, insecticides, liquides pour freins, cierges, encres des stylos…) ou la résistance biologique à certains phénomènes. Peter Singer prouve que la grande majorité de ces expériences ne sont pas pertinentes :

    • les expériences peuvent être faites sans souffrance animale : soit par une observation fine dans leur environnement naturel pour ce qui est du comportement, soit en utilisant des supports synthétiques pour l’étude de la toxicité ;
    • certaines expériences cherchent à démontrer des faits découlant du bon sens (est-il nécessaire de faire ingurgiter à des rongeurs l’équivalent en sucre de 1800 bouteilles de limonade par jour pour se douter des effets néfastes sur l’organisme ? est-il nécessaire de mener des expériences sur les effets de la chaleur chez les lapins, si ce n’est pour les voir agoniser et rôtir passés 43 °C ?) ;
    • il semblerait que les médecins, en cas d’urgence, ne vont absolument pas consulter les résultats des tests toxicologiques pratiqués sur des animaux ;
    • le corps humain diffère de celui des autres animaux, et les réactions aux produits chimiques peuvent extrêmement varier : « ou bien l’animal n’est pas comme nous, auquel cas il n’y a pas de raison d’effectuer l’expérience ; ou bien l’animal est comme nous, auquel cas nous ne devrions pas mener sur lui une expérience que l’on trouverait scandaleuse si on la menait sur l’un de nous4 ». À ce compte-là, pourquoi ne pas pratiquer des expériences sur des êtres humains déficients ou considérés comme inférieurs, comme au temps des Nazis ? Si cela vous choque, tandis que l’expérience animale vous en touche une sans faire bouger l’autre, alors c’est que vous êtes spéciste.

    Ce sont des sommes colossales d’argent public gaspillées pour des recherches scientifiques répondant aussi bien à des visées commerciales qu’à des besoins thérapeutiques. On ne peut pas revenir sur ce qui a été fait, mais on peut œuvrer pour abolir les pratiques cruelles et inutiles, notamment en s’appuyant sur des produits dont la toxicité est déjà connue, et inculquer des cours d’éthique aux scientifiques qui se croient tout permis.

    « Nous ne sommes pas payés ici pour produire des animaux qui se tiennent correctement. Nous sommes payés au kilo5. »

    Pour ne prendre que l’exemple du poulet, les animaux élevés en batterie mènent une vie misérable et indigne de la naissance à l’abattage. Entassés dans des cages minuscules, ils sont dans l’incapacité de satisfaire leurs besoins fondamentaux, comme s’étirer, se déplacer, échanger avec d’autres membres de leur espèce. Ils sont tués au bout de quelques semaines, obèses, carencés, dépressifs, mutilés, asphyxiés dans les vapeurs de leur urine chargée en ammoniaque, alors qu’ils vivent jusqu’à 7 ans à l’état naturel. À celles et ceux qui croient en l’élevage traditionnel, les animaux, quels qu’ils soient, sont également mutilés par la castration et séparés de leur famille, les empêchant de s’inscrire dans une communauté naturelle, ce qui constitue une forme de maltraitance. Pourriez-vous vérifier la provenance de chaque animal mangé ? La réalité est que seul le végétalisme n’implique pas de souffrance.

    « Nous sommes, très littéralement, en train de jouer avec l’avenir de notre planète… pour l’amour des hamburgers6. »

    Au-delà de l’aspect éthique, le véganisme répond aux problématiques écologiques et sanitaires. Puisque la population mondiale augmente de manière exponentielle et que les ressources fossiles sont en train de s’épuiser à une vitesse vertigineuse, il y a une véritable urgence à s’organiser autrement. La production de viande et de produits laitiers est particulièrement énergivore : elle consomme beaucoup d’eau, d’énergies fossiles, pollue les sols et les nappes phréatiques par la quantité astronomique d’excréments, participe à l’effet de serre par la production massive de CO2 et concourt à la déforestation. Par ailleurs, les céréales données en nourriture aux animaux pour produire une protéine de basse qualité pourraient directement nourrir les bouches humaines et résorber les famines, lesquelles seront de plus en plus graves à mesure que les effets climatiques s’accentueront. Les cultures de céréales et légumineuses suffiraient à nourrir la population mondiale. Enfin, les antibiotiques donnés aux animaux d’élevage mal nourris, stressés, torturés, provoquent à terme une immunisation qui rend nos propres traitements inefficaces. Il est prouvé qu’une alimentation végane répond à tous les besoins nutritionnels de l’être humain : on n’a pas besoin de manger des animaux.

    « L’ignorance n’a prévalu si longtemps que parce que les gens ne désirent pas découvrir la vérité7. »

    Il est difficile de prendre conscience des préjugés tant qu’ils ne nous pas mis sous les yeux de force. Certaines pratiques nous apparaissent normales et naturelles, jusqu’à ce que les œillères tombent. Notre société est parcourue d’impensés, d’idées préconçues. Il est temps de réfléchir par soi-même et de ne pas répéter bêtement ce qu’on entend ici et là. Les alternatives végétales ne manquent pas désormais, et les ouvrages sur la question animale se multiplient ces dernières années. Il ne tient qu’à vous de cesser de participer à cette tyrannie, en décidant de boycotter les produits issus de l’exploitation animale, et en vous impliquant à l’échelle collective pour organiser la transition nationale.

    Rencontre avec le livre

    Publié pour la première fois en 1975 aux États-Unis, puis dans de nombreux pays dans les années suivantes, La Libération animale de Peter Singer est visiblement le premier ouvrage à aborder l’exploitation animale sur le plan philosophique. Les propos de Peter Singer visent à faire appel à la raison plutôt qu’à l’émotion, même si la description des traitements décrits ne peut que susciter l’horreur (ou alors vous avez un cœur de pierre). L’ouvrage est rigoureux, détaillé, pédagogique, assez dense mais compréhensible. Même si je connais déjà très bien le sujet, il m’a permis de me positionner plus précisément au niveau philosophique, d’affûter mes arguments face aux personnes qui portent de fausses accusations sur le mouvement végane.

    Et pourtant, cet ouvrage n’a été traduit en France qu’en 1990. Il a été rapidement épuisé, puis réédité en 2015 seulement ! Ça en dit long sur l’état d’esprit français, mais les choses évoluent rapidement ces dernières années, et l’on peut espérer que les animaux gagneront le respect d’une part suffisante des Français·e·s pour faire bouger les comportements et la législation. En êtes-vous ?

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    Peter Singer

       

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    La Libération animale

    Animal Liberation, traduit de l’anglais (Australie) par Louise Rousselle, relue par David Olivier

    Préface inédite de l’auteur (1990)

    Présentation par Jean-Baptiste Jeangène Vilmer

    Peter Singer

    Payot & Rivages

    Collection Petite Biblio Payot Essais

    2015

    480 pages

    10,65 €

    Bibliolingus

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  • libérées titiou lecoq bibliolingus

    Libérées
    Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale
    Titiou Lecoq
    Éditions Fayard
    2017

     

    Club de lecture féministe des Antigones sur le blog Un invincible été et sur le blog Antigone XXI

    En un mot

    Libérées est une lecture qui fait franchement du bien : avec humour et clarté, Titiou Lecoq fait découvrir le féminisme et le patriarcat en amorçant le débat par un sujet qui nous concerne toutes et tous : les tâches ménagères. Cet ouvrage tout à fait accessible à un public large vise à débusquer et comprendre les mécanismes sexistes profondément ancrés chez les deux genres. Une lecture vivement recommandée !!

    « Le ménage, c’est comme les règles. Un truc chiant de meuf chiante. C’est même en dessous des règles, qui, au moins, peuvent servir à une imagerie de film gore1. »

    Les statistiques de l’Insee sont stables depuis 25 ans : les femmes (entendues au sens binaire du terme) continuent de faire les deux-tiers du travail domestique, et si elles en font moins qu’avant c’est surtout grâce à l’arrivée de l’électro-ménager. Les femmes en font toujours plus, cumulant le travail rémunéré et les tâches ménagères, ce qu’on appelle la double journée. D’autant plus que le déséquilibre dans la répartition des tâches ménagères est fortement accentué par la naissance des enfants, et plus il y a d’enfants plus les inégalités se creusent ! Par ailleurs, les hommes ont tendance à choisir les tâches les plus valorisantes, les plus occasionnelles et les moins chiantes, comme se balader avec les enfants, faire du bricolage ou du jardinage, tandis que les femmes vont récurer les chiottes et trier les vêtements.

    « Qui déciderait de prendre les prérogatives des faibles alors qu’il appartient au clan des forts? »

    Les femmes ont une énorme tâche invisible : c’est la charge mentale qui les pousse à développer une forme d’ubiquité, à être dans un état de vigilance permanent, dans un souci viscéral d’anticiper et organiser toute la vie de famille, jusqu’à frôler, pour certaines, le « burn out » maternel. On se moque injustement des « to do list » en tous genres, mais qui pourrait accomplir ces exploits quotidiens sans ces listes ?

    « La case femme est trop petite, trop étroite, trop mince, trop injonctive3. »

    Comment expliquer le dévouement féminin ? Depuis des millénaires, la femme est assignée à l’entretien du foyer. Les injonctions pleuvent sur la femme infantilisée et dominée par l’homme : elle doit être bienveillante et dévouée, souriante et discrète. Elle est élevée dans le souci constant de plaire et d’éviter le conflit. Sa maison doit être propre, rangée, joliment décorée, les enfants sains, bien nourris, éduqués, ce qui était un signe de bonne moralité et de vertu. Ainsi, la vie domestique des femmes, toujours occupées chez elles, a permis de les tenir à l’écart de la sphère publique et politique, laquelle est le domaine réservé des hommes.

    « C’est une société qui d’un côté répète aux filles qu’elles doivent être sexy, et de l’autre qu’elles doivent faire attention à ne pas attiser le désir4. »

    Alors, les femmes se sentent naturellement plus à l’aise chez elles, c’est un espace qu’elles maîtrisent et qui leur appartient. À plus forte raison parce que la rue appartient aux hommes. Dès le plus jeune âge, on apprend aux femmes qu’elles sont fragiles et en danger dans la rue. Dès 12-13 ans, les jeunes filles découvrent les comportements concupiscents masculins et toute la violence du harcèlement de rue.

    « Il faut oser prendre sa place dans le monde, et même, déjà, oser prendre de la place5. »

    Les inégalités domestiques vont de pair avec les inégalités professionnelles et salariales, car les femmes sont plus vulnérables au travail (temps partiel, précarité, chômage, salaire, plafond de verre). Pour respecter ses obligations familiales multiples, la femme est encouragée à ne pas prendre davantage de responsabilités au travail, quitte à stagner professionnellement, au profit des carrières masculines. Ce comportement est renforcé par la dévalorisation de la femme au sein du milieu professionnel, et par le sentiment féminin que le temps de travail entre en concurrence directe avec le temps passé auprès des enfants. De l’autre côté, les hommes perçoivent le travail comme une manière de subvenir aux besoins des enfants.

    Rencontre avec le livre

    La lecture de Libérées, du Club de lecture féministe des Antigones organisé par Ophélie du blog Antigone XXI et Pauline d’Un invincible été, est particulièrement intéressante à plus d’un titre. Avec humour et clarté, Titiou Lecoq fait découvrir le féminisme en amorçant le débat par un sujet qui nous concerne toutes et tous : les tâches ménagères. Cet ouvrage est tout à fait accessible à un public large, et ne simplifie pas à outrance les problématiques ; je regrette simplement l’absence du mot « patriarcat » qui met un nom sur l’ensemble des violences structurelles faites par les hommes.

    Son introduction intriguera le ou la féministe en herbe, car Titiou Lecoq note que la plupart des gens ont le sentiment aveuglant que leur propre couple est dans une situation équilibrée, qu’il s’en tire mieux que la moyenne nationale, et puis lorsqu’on observe de plus près leur quotidien, il n’en est rien. De fait, l’égalité des tâches ne se fait pas « naturellement », elle se discute et se travaille.

    Les discours officiels visent à faire croire que l’égalité est acquise grâce aux luttes du XXe siècle (droite de vote, IVG, divorce…) et que le féminisme est un combat dépassé. Il n’en est rien, la société est structurellement patriarcale et les mécanismes sexistes sont profondément ancrés chez les deux genres. Ainsi, les tâches ménagères sont considérées comme un sujet anodin et relevant uniquement de la sphère privée, donc rendu invisible au débat public. Pourtant, l’État a longtemps pris en charge l’enseignement ménager des femmes (ce qui prouve bien que l’éponge n’est pas une excroissance féminine mais un apprentissage genré). Il s’agit donc, d’une part, de soumettre la question à la sphère publique pour démonter les mécanismes à l’œuvre.

    Les femmes sont doublement pénalisées : elles se retrouvent à assumer des journées ultra chargées, sous couvert de « normalité », et à ne pas oser s’en plaindre sous peine de passer pour la mégère aigrie. Or, personne n’aime la mégère aigrie, car elle renvoie à l’exact opposé du stéréotype de la femme douce et soucieuse du bien-être de sa famille. En prenant tout en charge, et en se résignant, les femmes évitent le conflit, et perpétuent d’elles-mêmes les inégalités. Il s’agit donc, d’autre part, de retirer la dimension affective des tâches ménagères, et de compter, concrètement, le temps que passe chacun et chacune à faire le ménage. Si nous ne parvenons pas à établir l’égalité au sein de nos foyers, comment faire entendre nos droits dans les sphères publique et professionnelle ?

    Concernant le ménage, les pistes à explorer sont de deux ordres. À l’échelle personnelle, le dialogue est bien sûr le maître-mot pour rendre visibles toutes vos activités quotidiennes, et pour faire comprendre que vous n’avez pas un bac + 3 en démarrage de machine à laver. Un tableau indiquant la répartition concrète des tâches permettra peut-être de faire prendre conscience d’un décalage entre les deux membres du couple. Il s’agit aussi de déculpabiliser, de se déconditionner : tant pis si tout n’est pas nickel chez vous, les enfants développeront leurs anticorps avec les microbes, et vous gagnerez du temps sur ce qui vous fait vraiment plaisir (on a qu’une vie !). À l’échelle collective, le débat peut introduire l’amélioration du service public de la petite enfance, l’allongement de la durée du congé paternel et sa mise en application réelle

     « Pour être libre, il faut libérer nos esprits de la charge mentale, arrêter de se dévaloriser et surtout d’avoir peur. Peur d’échouer, de viser trop haut, de ne pas être à la hauteur, de dire une bêtise, de parler, de ne pas être habillée comme il faut6. »

    J’ai pris le temps de savourer la lecture de Libérées, car cela m’a fait beaucoup de bien de poser les mots sur ce qui pose problème au quotidien, d’autant plus que je suis aussi freelance, comme l’autrice. Je ne suis pas épargnée, en huit ans de vie commune, même si je ne suis pas la moins bien lotie.

    Et vous, quelle est votre expérience des tâches ménagères ? Vous plussoyez ou au contraire vous n’êtes pas d’accord ? Discutons-en dans les commentaires !

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    Libérées

    Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale

    Titiou Lecoq

    Éditions Fayard

    2017

    240 pages

    17 euros

    Bibliolingus

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